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5 idées reçues sur les diététicien(ne)s

Dernière mise à jour : 13 mars


Lorsque l’on parle de diététicien(ne), certaines images ou idées reviennent souvent. Beaucoup de personnes pensent par exemple qu’il faut vouloir perdre du poids, suivre un régime strict ou être prêt à se priver pour faire appel à un professionnel de la nutrition.

En réalité, le métier de diététicien(ne) est bien plus large et la nutrition peut être abordée de manière pédagogique, conviviale et adaptée au quotidien.


Voici 5 idées reçues sur les diététicien(ne)s que j’entends régulièrement.



1. « Les diététicien(ne)s ne s’occupent que de la perte de poids »

La perte de poids est souvent la première chose à laquelle on pense lorsqu’on évoque le métier de diététicien(ne). Pourtant, la nutrition concerne de nombreuses situations du quotidien et ne se limite pas uniquement à cet objectif.


L’accompagnement nutritionnel peut aussi être utile pour :

  • mieux comprendre l’équilibre alimentaire et adopter des habitudes favorables à sa santé et à son bien-être

  • adapter son alimentation à certaines périodes de la vie, comme la grossesse, l’enfance ou d’autres moments où les besoins nutritionnels évoluent

  • optimiser son alimentation dans le cadre d’une pratique sportive, afin de soutenir l’effort, la performance et la récupération

  • adapter son alimentation à certaines pathologies, lorsque cela fait partie de la prise en charge


La nutrition touche donc de nombreux aspects de la santé et du quotidien, bien au-delà de la seule question du poids.



2. « Un(e) diététicien(ne) va nous interdire plein d’aliments »

Beaucoup de personnes pensent que la nutrition consiste à supprimer certains aliments ou à suivre des règles très strictes.

Or l’objectif est plutôt de mieux comprendre l’équilibre alimentaire et de trouver une alimentation compatible avec le plaisir de manger.

La nutrition ne repose pas sur l’interdiction, mais plutôt sur la variété, l’équilibre et la modération.



3. « Un(e) diététicien(ne), c’est la même chose qu’un(e) nutritionniste »


Les termes « diététicien » et « nutritionniste » sont souvent utilisés de manière interchangeable, ce qui peut prêter à confusion.


En réalité, le terme “nutritionniste” seul n’est pas un titre réglementé. Il peut désigner deux professions différentes :

  • Le ou la diététicien(ne) (ou diététicien(ne) nutritionniste) : il s’agit d’un professionnel de santé diplômé, ayant suivi une formation reconnue, comme un BTS Diététique ou un BUT Génie biologique option diététique (ancien DUT). Son rôle est d’accompagner les personnes dans l’adoption d’une alimentation équilibrée et adaptée à leurs besoins, dans une démarche de santé et de prévention.

  • Le ou la médecin nutritionniste : c’est un(e) médecin ayant suivi une formation complémentaire en nutrition à l’issue de ses études de médecine. En tant que médecin, il/elle peut poser des diagnostics médicaux, prescrire des examens ou des traitements médicamenteux, et prendre en charge des pathologies nécessitant un suivi médical.


Il arrive également d’entendre parler de « coach en nutrition » ou « conseiller en nutrition ». Contrairement aux diététicien(ne)s ou aux médecins nutritionnistes, ces appellations ne correspondent pas à une profession réglementée et ne garantissent pas forcément une formation reconnue.

Le métier de diététicien(ne), lui, est une profession de santé réglementée, qui nécessite un diplôme spécifique.



4. « Les diététicien(ne)s ne mangent que de la salade »


On imagine parfois la diététicienne avec une pomme dans une main et un mètre de couturière dans l’autre, en train de ne manger que des salades toute l’année.

Cette image est très éloignée de la réalité. Les professionnels de la nutrition ont eux aussi une alimentation variée et prennent du plaisir à manger !

L’équilibre alimentaire ne signifie pas manger toujours la même chose, ni se priver, mais plutôt varier les aliments et trouver un équilibre global.



5. « Un(e) diététicien(ne) ne travaille qu’en cabinet »


Le métier de diététicien(ne) est en réalité beaucoup plus varié qu’on ne l’imagine. S’il est courant de penser aux consultations en cabinet libéral, les diététicien(ne)s peuvent intervenir dans de nombreux domaines et structures.


Par exemple, ils peuvent travailler :

  • dans le domaine thérapeutique, au sein d’établissements de santé (hôpitaux, centres de soins, cliniques, centres spécialisés…). Dans ce contexte, leur rôle est d’adapter l’alimentation aux différentes pathologies afin d’accompagner la prise en charge des patients.

  • pour des organismes publics, comme les écoles ou les établissements accueillant des personnes âgées. Ils participent alors à l’adaptation de l’alimentation pour différents publics, en veillant à répondre aux besoins nutritionnels spécifiques de chacun.

  • dans le domaine de la prévention, auprès d’organismes publics ou privés. Leur rôle est de sensibiliser à l’équilibre alimentaire et à l’importance de la nutrition pour la santé, à travers des interventions, des ateliers ou des actions d’information.

  • dans le domaine de l’enseignement, par exemple dans des centres de formation. Ils peuvent alors transmettre leurs connaissances en nutrition auprès de futurs professionnels ou de publics en formation.

  • dans des domaines spécialisés, comme la nutrition du sportif. L’objectif est alors d’adapter l’alimentation aux besoins liés à la performance, à l’entraînement et à la récupération.

  • dans le domaine de la sécurité alimentaire, notamment en restauration collective. Le diététicien peut veiller au respect des règles d’hygiène et de sécurité alimentaire, afin de garantir la sécurité des consommateurs.


Comme on peut le voir, le métier de diététicien(ne) peut s’exercer dans des contextes très différents, mais toujours avec le même objectif : accompagner les publics vers une alimentation adaptée, sûre et favorable à la santé.



Ma vision


En tant que diététicienne, j’ai choisi de me spécialiser dans la prévention, un domaine qui me tient particulièrement à cœur. L’alimentation joue un rôle essentiel dans notre santé, et pourtant la prévention nutritionnelle reste encore trop peu développée.

Adopter quelques gestes simples au quotidien peut pourtant avoir un impact réel : améliorer sa qualité de vie, aussi bien personnelle que professionnelle, préserver sa santé et contribuer à prévenir certaines pathologies.

J’ai fait le choix d’intervenir principalement en collectif afin de sensibiliser et d’accompagner un plus grand nombre de personnes. Toutefois, je privilégie les petits groupes, qui permettent davantage d’échanges, de questions et d’adaptations aux besoins de chacun.

Dans ce cadre, je défends une approche de l’alimentation équilibrée mais non restrictive.

Pour moi, il n’existe pas d’aliments interdits : tout est avant tout une question de fréquence et de quantité. Les interdictions sont souvent contre-productives. Lorsqu’on s’interdit certains aliments, ils deviennent souvent encore plus tentants… et cela conduit fréquemment à des craquages suivis de culpabilité. Mon approche de la nutrition se veut donc bienveillante et déculpabilisante.

Et si vous vous posez la question : oui, je mange de tout… et je suis plutôt gourmande !

Je ne vous encouragerai jamais à suivre un régime strict. D’une part parce que le terme « régime » est généralement utilisé dans un cadre médical spécifique, et d’autre part parce que les régimes restrictifs montrent très souvent leurs limites sur le long terme, que ce soit pour la santé, le bien-être ou le poids.

La nutrition est bien sûr importante dans notre quotidien, mais elle doit toujours laisser une place essentielle au plaisir de manger. L’alimentation est avant tout quelque chose de vivant, de social et profondément humain.

 
 
 

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